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La Tunisie face à la révolution numérique de la santé
dernière mise à jour : 20 04 2017 11:35


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santé numérique

Premier Forum international de la santé numérique

La Tunisie face à la révolution numérique de la santé

vitasante - Actualité
Salle de conférence de l'hôtel Alhambra Thalasso Yasmine-Hammamet


Le  Forum international de la Santé numérique en Tunisie a été organisé à Hammamet les 12 et 13 février 2016, conjointement par Maghreb Médias que préside M. Taieb Zahar, et la Société tunisienne de télémédecine et de e-santé que préside Dr Aziz Matri, sous le thème : «La Tunisie face à la révolution numérique de la santé. »

 Ouverts par le ministre de la Santé, M. Said Aidi et clôturés par le ministre des technologies de l’Information, de la Communication et de l’Economie numérique, M. Noomen El  Fehri, les travaux du Forum ont été rehaussés par la présence de nombreuses compétences tunisiennes et françaises qui, pendant deux jours, ont discuté en profondeur des divers aspects de la révolution numérique qui déferle sur le monde et qui n’a pas épargné la Tunisie, et ce en relation avec la problématique de la Santé.

 

 

 

Le président du Forum, M. Taieb Zahar a d’emblée posé le problème en ces termes : « Le thème choisi est au cœur du développement du secteur de la santé qui est en profonde mutation. Depuis plusieurs années, les pays développés et les pays émergents tel que la Tunisie connaissent des mutations sociétales et économiques qui mettent leurs systèmes de soin sous des contraintes face auxquelles l’e-santé apparaît comme une solution pertinente. (…) Il apparaît aujourd’hui pour notre pays que la numérisation de la santé est le plus court chemin pour réformer le système de santé et le rendre plus sûr, de meilleure qualité, plus équitable et plus durable pour relever les différents défis auxquels il est confronté. »

Dr Aziz Matri a fait l’historique de la télémédecine en Tunisie qui célèbre cette année le 20eme anniversaire de cette pratique médicale née du mariage de la médecine et de la technologie de l’Information et de la Communication. Il a rappelé qu’en 1998 déjà fut organisé à Tunis le premier symposium international de télémédecine pour l’Afrique, le monde arabe et l’Europe. Pour Dr Matri, le but du symposium est de stimuler les professionnels de la santé, les professionnel s des Tics et les autorités publiques à coordonner leurs efforts pour le développement de la télémédecine qui, précise-t-il, « n’est pas un luxe, n’est pas un gadget, mais un moyen d’exercer la médecine d’une manière qui bénéficiera à tout le monde, y compris et surtout les régions défavorisées. »

Ouvrant les travaux, le Ministre de la Santé, M. Said Aidi a affirmé que « bien que nous soyons fiers des acquis de notre système de santé, nous constatons que ce système a besoin de modernisation. Et cette modernité passe précisément par la prise en compte  des évolutions technologiques, mais aussi des évolutions sociologiques et politiques qui mettent la pression sur nous. » Le ministre a informé l’assistance de « la mise en chantier d’un plan 2016-2020 relatif aux investissements, mais relatif aussi à la nécessité de réformer et de dépoussiérer certaines lois et certains textes règlementaires. »

Le ministre a parlé également d’une note d’orientation mise au point par les services de son ministère, comportant cinq dimensions, dont la dimension de la prévention et de la veille médicale. Et à ce niveau, « le numérique est d’une importance capitale pour relever les défis et se mettre au diapason de notre époque. »

Les conférenciers, tunisiens et français, ont brillamment développé les sujets inscrits dans le programme du colloque : « e-santé, mise en place d’un projet pilote-le cas de l’Hôpital Habib Thameur -» (Pr Abderraouf Chérif); « Le dossier médical informatisé » (Pr Riadh Gouider) ; « Innovation technologique pour le développement du secteur de la santé » (Mme Amel Ben Ammar El Gaed) ; « Rôle des opérateurs de téléphonie mobile » (M. Helmi Ismaïl, représentant de l’opérateur Orange) ; « Quelles perspectives pour les industries de santé ? » (M. Pierre Savart, Directeur des opérations internationales du LEEM France) ; « Le dossier pharmaceutique » (M. Xavier Desmas du Conseil de l’Ordre des Pharmaciens de France) ; « La confiance à l’ère du numérique : un défi technique, organisationnel et humain » (Pr Louis Lareng, Président de la Société européenne de télémédecine) ; « Comment construire un projet de télémédecine au sein d’un pôle hospitalier et d’un territoire de santé » (Dr Pierre Simon, ancien président de la Société Française de télémédecine) ; « Comment organiser un réseau de télésanté ? » (M. Pierre Traineau, Directeur général de Catel, réseau multidisciplinaire d’acteurs de la télésanté) ; « Le numérique et la recherche dans l’industrie pharmaceutique » (Dr Chokri Jeribi, Président du Sephire) ; « Le numérique et l’économie du médicament » (M. Nabil Saaied, représentant du CNIP) ; « Le patient et les réseaux sociaux » (M. Slim Mesfar, Professeur universitaire d’informatique) ; « Ethique et exercice électronique de la médecine » (Pr Nabil Ben Salah, Faculté de médecine de Tunis) ; « La carte intelligente » (M. Mahmoud Hanachi, DGA de la CNAM).

Par ailleurs, une table ronde a été organisée sur le thème : « Etat des lieux et perspectives de e-santé en Tunisie.

Après deux jours de débats, les participants au premier Forum international de la santé numérique ont fait un certain nombre de recommandations  qui se résument comme suit :

-          Création d’une alliance public-privé regroupant toutes les compétences et toutes les institutions du pays actives dans les domaines des Tics, de la santé, de l’industrie pharmaceutique et de l’université.

-          Lancer des projets-pilote dans les régions avec les opérateurs télécom où chaque opérateur pourrait prendre en charge une région.

-          Œuvrer en vue de la généralisation du dossier médical informatisé.

-          Création d’une fédération de santé numérique regroupant les différents acteurs intervenant dans le domaine de la santé.

-          Encadrer les ventes par internet par le biais d’une législation spécifique qui fait intervenir la douane, la police et la justice afin de faire face à la contrefaçon.

-          Nécessité d’un cadre juridique au niveau national et de la coordination entre pays voisins.

-          Nécessité de mettre en place une « carte vitale » numérisée avec un identifiant unique, permettant d’éviter la multiplication des prescriptions de nature à pénaliser à la fois le patient et les caisses d’assurance-maladie.

-          Enfin, pour la CNAM, la carte électronique est indispensable pour effectuer les factures en temps réel, pour protéger les données des patients, pour éviter les fraudes et pour mettre en place un seul système, car actuellement il y a une multiplicité de systèmes et de logiciels où les opérateurs s’y retrouvent très difficilement.

Les travaux du colloque ont été clôturés par M. Noomen El Fehri qui a choisi le « langage franc et direct » en faisant le constat qu’en Tunisie « nous avons pris du retard ». Recourant à la parabole des éléphants (projets publics) et des lièvres (projets privés), il a fustigé la lenteur de l’exécution des projets publics, incitant l’administration à « respecter au moins la loi de la nature » qui, dans le cas d’espèce, est de deux ans (la durée de gestation nécessaire pour qu’une éléphante mette au monde son éléphanteau.)

Prenant l’exemple de la CNAM, un projet public qui traine depuis des années sans que l’on puisse le mettre sur les rails, le ministre a informé l’assistance que la décision a été prise par le gouvernement de résoudre enfin rapidement les problèmes qui handicapent jusqu’à ce jour la marche de la CNAM. Pour ce faire, il n’y aura plus d’appel d’offres, mais des appels à projets public-privé, ce qui se fera dans les deux mois promet M. Noomen El Fehri.

                                                                                                                             HBR