dernière mise à jour : 20 04 2017 11:35




FDA

Etats-Unis-Food & Drug Administration

Google peut-il améliorer la pharmacovigilance?

vitasante - Actualité


La Food and Drug Administration (FDA) ne recule devant aucun moyen pour améliorer sa pharmacovigilance. Ainsi, l’agence américaine a entamé des discussions avec Google, dans le but d’identifier plus rapidement des effets secondaires inconnus des médicaments. La FDA part du principe que beaucoup d’internautes font des recherches en associant le nom d’un médicament et des symptômes. Et surtout que, parmi eux, certains lancent des recherches sur un médicament et un symptôme qui n’est pas celui que guérit le médicament. Cette requête peut alors être un premier signal d’un effet secondaire qui n’avait pas été identifié avant la mise sur le marché du médicament. Déjà, une étude menée en 2013 par des chercheurs de Microsoft a montré l’intérêt de s’intéresser de plus près aux données des moteurs de recherche. Ce dernier travail a révélé que la prise en association de pravastatine (hypocholestérolémiant) et de paroxétine (antidépresseur) entraînait souvent des problèmes d’hyperglycémie. À l’origine de cette découverte : le fait que les internautes étaient deux fois plus nombreux à lancer des recherches associant à la fois l’hypocholestérolémiant, l’antidépresseur et un terme lié à une hyperglycémie (sucre dans le sang, diabète, bouche sèche, etc.) que ceux qui avaient fait des recherches uniquement sur un seul de ces traitements. Ainsi, un accord entre la FDA et Google pourrait permettre d’éviter des affaires comme celle du Vioxx, anti-inflammatoire mis sur le marché en 1999 puis retiré mondialement seulement en 2004, après qu’une étude de la FDA a montré que ce médicament pourrait avoir provoqué plus de 25.000 décès et atteintes cardiaques en cinq ans.